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La santé bucco-dentaire

La santé bucco-dentaire

Douleur, malocclusions, dysmorphoses… Nous sommes, à tout âge, sujets à des maux ou désagréments bucco-dentaires. Des méthodes efficaces existent aujourd’hui pour les prévenir et les traiter. Voici quelques recommandations pour continuer à sourire à pleines dents !

L’hygiène bucco-dentaire

Une visite tous les 6 mois chez le chirurgien-dentiste est recommandée afin de détecter à temps des caries naissantes et d’effectuer un détartrage en vue d’éliminer la plaque dentaire. Le chirurgien-dentiste établira un plan de prévention personnalisé et prodiguera des conseils d’hygiène ainsi que des recommandations de soins préventifs (détartrage, surfaçage, scellement des sillons…). Il déterminera aussi la fréquence des consultations préventives avec son patient.

L’alimentation influe fortement sur la santé bucco-dentaire. Quelques principes sont à respecter :

Répartissez les prises alimentaires sur 3 repas principaux à horaires réguliers (petit-déjeuner, déjeuner et dîner) ;

Privilégiez l’eau et le lait aux boissons acides ;

Ne consommez pas de boissons ou d’aliments acides avant le coucher car la salive nocturne favorise la formation de la plaque dentaire ;

Evitez les grignotages et limitez votre consommation de glucides (gâteaux, barres de céréales, biscuits, thé, café...) ;

Mangez de manière équilibrée.

 

Notez aussi que certains aliments sont particulièrement connus pour leurs effets protecteurs sur les dents :

Les lipides, riches en vitamines et en acides gras facilitent l’élimination des acides ;

Certaines protéines, comme la caséine des produits laitiers, s’opposent à la déminéralisation de l’émail ;

Les polyphénols du chocolat qui empêchent le développement des bactéries.

 

L’hygiène bucco-dentaire passe inévitablement par le brossage des dents :

Brossez-les 2 fois par jour pendant 2 minutes matin et soir pour éliminer la plaque dentaire qui se forme après chaque prise alimentaire ;

Utilisez une brosse à dents à petite tête et à poils synthétiques souples ;

Changez-la au minimum tous les 3 mois ;

Ne la prêtez pas car elle est porteuse des microbes de son utilisateur ;

Ne la mouillez pas avant utilisation.


Plusieurs études scientifiques ont également montré que le fluor était un élément efficace pour prévenir la carie dentaire et améliorer la santé bucco-dentaire. Il renforce la structure de l’émail, notamment par application topique (dentifrice, bain de douche). On le retrouve dans les eaux naturelles riches en fluor, le sel de table et les dentifrices fluorés, par exemple. Attention, toutefois : absorbé en trop grande quantité, il peut entraîner des cas de fluorose, se traduisant par des taches blanches à brunâtres. Un juste dosage est donc nécessaire. N’hésitez pas à vous adresser au chirurgien-dentiste qui pourra établir un bilan fluor journalier personnalisé.

La douleur

L’odontologiste, soucieux de la douleur de ses patients, a un triple objectif :

Comprendre la douleur par le biais d’une discussion approfondie, un examen clinique et des examens complémentaires éventuels ;

Evaluer la douleur en tenant compte du type de douleur, de la topographie de la douleur et des facteurs déclenchant, aggravant ou atténuant la douleur ;

Prévenir et traiter la douleur :
- Avant l’acte : la peur et l’anxiété du patient peuvent être un frein à l’accès aux soins dentaires. Les méthodes psychopédagogiques ou pharmacologiques adoptées par le praticien contribuent à un confort opératoire.
- Pendant l’acte : l’odontologiste peut recourir à une action thérapeutique ou à l’anesthésie qui permet de maîtriser la douleur. L’anesthésie générale ne s’adresse qu’à un nombre très limité de patients (cas de pathologies lourdes, handicapés, patients phobiques).
- Après l’acte : les douleurs post-opératoires sont transitoires, d’intensité variable, selon la sensibilité individuelle et la nature de l’intervention mais ne sont pas corrélées à la durée de l’acte chirurgical. Le praticien doit prévenir la douleur post-opératoire afin de limiter son développement et le risque d’automédication. Dans le cas de douleurs dentaires d’origine infectieuse, le geste thérapeutique doit s’accompagner d’une antibiothérapie, parfois associée à des antalgiques.

Les maladies parodontales

Les maladies parodontales portent sur tous les tissus de soutien des dents : la gencive, le ligament et l’os alvéolaire. Parmi elles, on distingue :

Les gingivites : elles n’atteignent que les gencives et sont généralement bénignes, facilement curables ;

Les parodontites : elles affectent les tissus de soutien de la dent (ligament, os). Elles peuvent conduire à la perte de dents et se répercuter sur tout l’organisme. Plus graves que les gingivites, ces dernières imposent un traitement plus approfondi mais dans les deux cas, il y a toujours une atteinte infectieuse.

Ces affections peuvent être limitées par un brossage quotidien soigneux ou des visites régulières chez un praticien avec détartrage. Il ne faut pas attendre que les dents bougent pour aller consulter car la douleur est longtemps absente. Un changement de couleur des gencives, un saignement au brossage, un allongement de la partie visible de la dent (rétraction gingivale) manifestent une pathologie parodontale avérée.

Pour un joli sourire

Le blanchiment

Plusieurs solutions s’offrent aux patients n’ayant pas les « dents blanches » :

En cas de coloration liée à l’alimentation (café, thé…) ou au tabac : un détartrage soigneux suivi d’un polissage est recommandé. Le patient peut utiliser un dentifrice « blanchissant », alternativement avec un dentifrice habituel ;

En cas de coloration plus marquée, le chirurgien-dentiste, après détartrage, peut réaliser un éclaircissement à l’aide d’eau oxygénée.

Les restaurations prothétiques

Les restaurations prothétiques permettent de redonner un aspect naturel à une dent altérée et/ou de remplacer une ou plusieurs dents absentes. Différentes techniques existent selon les cas :

Si une dent est très altérée, il est possible d’en masquer les défauts en la recouvrant d’une facette en céramique ;

Si une dent est trop abîmée ou cassée, elle retrouvera un aspect naturel, grâce à la réalisation d’une couronne céramo-métallique ou céramo-céramique ;

Si une ou plusieurs dents manquent, deux solutions peuvent être envisagées : un bridge céramo-métallique ou un implant dentaire.

Le bridge céramo-métallique, en prenant appui sur 2 dents minimum (les piliers), permet à une partie intermédiaire (l’inter) de combler l’espace laissé par la ou les dents manquantes.

L’implant dentaire correspond, quant à lui, à une racine artificielle en titane destinée à être enfouie dans l’os maxillaire ou mandibulaire qui supportera secondairement un élément prothétique. A la différence du bridge classique, il peut remplacer une seule dent absente sans intervenir sur les dents adjacentes.

L’orthopédie dento-faciale

L’orthopédie dento-faciale concerne les malpositions dentaires et le décalage des mâchoires. Son domaine d’intervention est vaste, allant de la correction de légères malocclusions aux sévères dysmorphoses en passant par celle d’éventuelles dysfonctions.

Elle peut être la solution à plusieurs désordres anatomiques : une langue trop grosse ou un problème de déglutition qui pousse les dents, un décalage entre les deux mâchoires (ex : prognatie) ou encore une malformation cranio-faciale. L’orthodontiste pratiquera un bilan clinique et radiologique précis pour proposer un traitement personnalisé.

Prévenir, dès l’enfance

De 0 à 5 ans

Une première visite chez le chirurgien-dentiste est recommandée dès l’âge de un an afin d’informer les parents sur les méthodes permettant d’atténuer la gêne liée aux premières poussées dentaires  (anneau de dentition, utilisation de baume premier âge…). Dès l’apparition des premières dents, un nettoyage bi-quotidien devra, dans les premiers temps, être réalisé par les parents à l’aide de compresses puis d’une petite brosse à dents. L’utilisation d’un dentifrice fluoré sera conditionnée à l’utilisation d’autres sources de fluor, les risques de surdosage au fluor étant importants chez l’enfant. Une attention particulière devra être accordée à l’alimentation (consommation de sucres, grignotages…). Si la succion du pouce ou de la tétine ne s’interrompt pas avant 4 ans, il faudra également consulter le chirurgien-dentiste pour qu’il sensibilise l’enfant.

À partir de 6 ans

Un retard ou une avance dentaire, la « double rangée de dents » avec persistance de la dent lactéale alors que la dent permanente évolue déjà, doivent faire l’objet d’une visite chez le dentiste au plus vite.

Le dépistage précoce des malocclusions dentaires est primordial. Corriger au plus tôt les incisives maxillaires permettra également de limiter les risques de traumatismes dentaires fréquents chez l’enfant.

La santé bucco-dentaire en chiffres

Le chirurgiens dentistes
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Contenu élaboré avec l’aide de l’Association dentaire française (ADF)